Il y a une question qu’on pose rarement, et pourtant elle change tout :
Est-ce que je me sens bien dans mon corps ?
Pas « est-ce que mon corps correspond aux standards ». Pas « est-ce que je suis en bonne santé ». Mais vraiment : est-ce que j’habite mon corps ? Est-ce que je m’y sens chez moi ?
Pour beaucoup de personnes, la réponse honnête est non. Et cette distance silencieuse entre soi et son corps a des conséquences profondes sur la façon dont on vit son intimité.
Le corps qu’on a appris à quitter
On ne naît pas étranger à son corps. On le devient.
Parfois à cause de remarques reçues dans l’enfance sur notre apparence, notre poids, notre façon d’occuper l’espace. Parfois à la suite d’un trauma, d’une maladie, d’une relation où l’on s’est senti(e) réduit(e) à ce corps sans jamais être vraiment vu(e).
Le mécanisme de protection est compréhensible : quand le corps a été source de souffrance, de honte ou de danger, l’esprit apprend à s’en dissocier. C’est une stratégie de survie. Mais à long terme, cette coupure coûte cher.
Elle coûte le plaisir. La présence. Le droit d’être là, entier(e), dans un moment d’intimité.
Ce que le corps retient
Le corps a une mémoire. Ce que l’esprit range, le corps le garde. Une tension dans les épaules, une difficulté à être touché(e) à certains endroits, une tendance à partir ailleurs mentalement pendant les moments intimes… ce ne sont pas des caprices. Ce sont des messages.
Des messages qui disent : quelque chose n’a pas encore été accueilli.
C’est pour ça que soigner sa relation à son corps n’est pas une question d’esthétique ou de performance. C’est un travail profond, souvent émotionnel, qui demande de la patience et de la douceur envers soi-même.
Revenir dans son corps : des chemins possibles
Il n’existe pas une seule façon de se réconcilier avec son corps. Chaque chemin est personnel. Mais voici quelques portes d’entrée
Commencer par le sensoriel, sans enjeu
Avant même de penser à l’intimité avec l’autre, il y a l’intimité avec soi. Sentir l’eau chaude sur sa peau sous la douche. Se masser les mains avec une huile. Marcher pieds nus. Ces gestes simples semblent anodins, mais ils envoient un message au corps : tu es en sécurité, je suis là.
Bouger pour ressentir, pas pour corriger
Le sport et le mouvement peuvent être de puissants alliés — à condition de les pratiquer pour le plaisir du ressenti, pas pour transformer son corps selon un idéal. La danse, le yoga, la natation, ou simplement marcher en conscience : tout ce qui ramène l’attention dans le corps plutôt que sur le corps.
Explorer sa sensualité à son propre rythme
Se réapproprier son corps passe aussi par redécouvrir ce qui procure du plaisir — sans pression, sans performance. Pour certaines personnes, cela inclut l’exploration intime et personnelle, éventuellement avec des accessoires adaptés. Des loveshops comme quedulove proposent une gamme de produits dans un esprit discret et bienveillant, pensés pour accompagner cette redécouverte de soi, loin de toute injonction.
Travailler les couches profondes
Quand la relation au corps est marquée par un trauma ou une histoire émotionnelle lourde, un accompagnement thérapeutique peut être précieux. Des approches comme l’EMDR, l’hypnose ericksonienne ou les soins énergétiques permettent de travailler là où les mots ne suffisent pas — directement dans le corps, là où les mémoires sont stockées.
Et dans l’intimité avec l’autre ?
Quand on commence à se sentir plus à l’aise dans son propre corps, quelque chose change aussi dans la relation à l’autre.
On ose dire ce qu’on ressent. On reconnaît ses limites et on les exprime. On est plus présent(e), moins dans la tête, plus dans l’instant. Le plaisir devient moins quelque chose qu’on cherche à atteindre, et plus quelque chose qu’on se permet de vivre.
Ce n’est pas une transformation qui se fait du jour au lendemain. Mais chaque petit pas compte. Chaque moment où l’on choisit d’être doux(ce) avec soi-même au lieu de se juger, c’est un pas vers une intimité plus libre, plus vraie.
Se réconcilier, pas se conformer
Soigner sa relation à son corps, ce n’est pas apprendre à l’aimer « quoi qu’il arrive » selon une injonction positive un peu creuse. C’est quelque chose de plus subtil : apprendre à l’écouter, à le respecter, à lui faire confiance.
C’est reconnaître qu’il n’est pas ton ennemi. Qu’il porte ton histoire, certes. Mais qu’il est aussi capable de joie, de légèreté, de plaisir — si on lui en donne la permission.
Et cette permission, elle ne vient que de toi.
Si tu souhaites être accompagné(e) dans ce chemin de réconciliation avec ton corps et ton intimité, je suis là pour t’accueillir dans un espace sécurisé et bienveillant.
Article co-écrit par Anne-Laure Petithory et « Quedulove ».




