Si vous recherchez en quoi l’EMDR pourrait être dangereux, c’est plutôt une bonne nouvelle. Vous vérifiez la sécurité d’une pratique puissante. Parce qu’une thérapie efficace, ce n’est pas une thérapie qui “pousse fort”. C’est une thérapie qui respecte le rythme. (Oui, même si votre mental voudrait un bouton OFF immédiat sur vos problématiques.)
Dans cet article, je réponds clairement à vôtre question : l’EMDR est-ce dangereux ? Quand est-ce que ça peut être inconfortable (spoiler : parfois), quand est-ce que ça peut être risqué (rare, mais ça existe), et surtout à quelles conditions l’EMDR est sécurisante, notamment quand elle est pratiquée avec une approche centrée sur la régulation du système nerveux et l’écoute du corps.
Pourquoi cette peur est fréquente ?
Quand on entend “mouvements oculaires”, “traumatismes”, “revivre des scènes”, il y a souvent une petite alarme intérieure qui s’allume :
“Et si je craque ? Et si je replonge ? Et si ça ouvre une boîte de Pandore ?”
Cette peur est fréquente pour 3 raisons :
L’EMDR a la réputation d’aller “vite”
Oui, l’EMDR va accélérer le retraitement de certains souvenirs traumatiques. Et le cerveau associe parfois “vite” à “violent”. Sauf que… vite ne veut pas dire brutal quand le cadre est solide.
Vous confondez peut-être “émotions qui bougent” et “danger”
En EMDR, il peut y avoir des moments où : l’émotion monte, le corps réagit (frissons, tensions, nausée légère, fatigue…),
les images reviennent plus présentes.
Ça peut impressionner. Mais ça ne signifie pas automatiquement que c’est dangereux. Ça signifie souvent que cela se remet en mouvement.
Votre système nerveux a appris à se protéger… en évitant
Quand on a vécu un trauma, l’organisme peut avoir intégré une règle :
“Ne pas sentir = survivre.”
Donc quand une thérapie propose de “se rapprocher” de ce qui a été figé, la peur n’est pas un obstacle : c’est une protection. Et je travaille avec, pas contre.
Ce que dit la science (et ce qu’elle dit moins)
Sur l’efficacité, l’EMDR est une approche reconnue dans le traitement du stress post-traumatique, et elle est recommandée dans plusieurs recommandations cliniques internationales. Par exemple :
L’OMS cite l’EMDR parmi les interventions psychologiques pour les troubles liés au stress, dont le trouble du stress post-traumatique (TSPT). ( « Guidelines for the Management of Conditions Specifically Related to Stress », OMS ).
L’American Psychological Association (APA) mentionne l’EMDR dans ses recommandations de traitement du TSPT.
Le National Center for PTSD (Département des anciens combattants US) indique que l’EMDR fait partie des traitements fortement recommandés dans de nombreuses recommandations cliniques.
Et sur la question “dangereux” ?
C’est là que c’est intéressant : l’EMDR n’est pas réputée comme une thérapie “dangereuse” en soi, mais les chercheurs soulignent que les effets indésirables sont encore trop peu suivis ou reportés dans les essais cliniques. Une revue récente (2025) note que, sur de nombreux essais randomisés, peu d’études mentionnent ou mesurent systématiquement les effets indésirables.
Autrement dit :
- On a de bonnes données sur l’efficacité.
- On a moins de données propres et systématiques sur les “petits effets secondaires” (parce qu’ils sont souvent mal mesurés).
Les effets inconfortables les plus fréquents
Pour apporter toute transparence, voilà ce qui peut arriver (surtout au début ou max 48 H après une séance) :
- fatigue importante,
- rêves plus intenses,
- remontées émotionnelles,
- sensibilité accrue,
- souvenirs qui se présentent davantage.
Ce n’est pas “grave” dans la majorité des cas, mais ça demande une chose : être accompagné par quelqu’un qui sait contenir, ajuster, ralentir, sécuriser. Je suis formatrice de ma méthode de thérapie par les mouvements oculaires associé à la régulation somatique : SOMA-TMO® et j’insiste énormément sur ce point auprès des personnes que je forme. La clé de la sécurité de la pratique de la thérapie par les mouvements oculaires est à mon sens la posture du praticien.
Ce que l’EMDR ne fait pas… et quand c’est vraiment sécurisant
Ce que l’EMDR ne fait pas
Petit point rassurant et utile :
L’EMDR n’efface pas la mémoire. Elle aide à retraiter la charge émotionnelle liée au souvenir.
L’EMDR n’est pas de l’hypnose (même si nous ressentons parfois un état de conscience modifiée ).
L’EMDR ne doit pas te forcer à revivre en mode “replay traumatique” sans ressources. Si ça ressemble à ça, on n’est pas au bon endroit, ou pas au bon rythme.
À quelles conditions l’EMDR est sécurisante ?
C’est ici que je veux être très claire, parce que c’est le cœur du sujet « EMDR est-ce dangereux » :
ce n’est pas l’outil qui fait la sécurité. C’est le cadre, la formation, et la présence du thérapeute.
Dans mon approche (à Marseille 11e et aussi en distanciel), il y a des piliers non négociables :
1) Régulation du système nerveux avant “traitement”
Si votre corps est en vigilance, on ne “passe pas en force”.On apprend d’abord à :
– revenir dans le présent,
– élargir votre fenêtre de tolérance,
– sentir ce qui est ok / pas ok,
– construire de la sécurité interne.
2) Écoute du corps : je ne vais pas là où votre corps dit non
Une chose que je répète souvent : le corps ne ment pas.
Donc si votre organisme se ferme, se fige, sature… c’est une information clinique.
3) On dose. On respecte le rythme.
Une séance EMDR sécurisante, c’est souvent :
– un peu de travail + beaucoup de stabilisation,
– des allers-retours,
et parfois… une séance entière à renforcer la sécurité.
4) L’importance de la personne qui accompagne (et pas seulement de la méthode)
Je le dis avec une conviction profonde : la qualité de présence du thérapeute est une grosse partie du soin. C’est ce qui permet à votre système nerveux d’accepter la thérapie et le soin.
Mon parcours joue ici :
– je suis infirmière,
– formatrice en psychopathologie,
et j’ai développé une méthode de mouvements oculaires (SOMA-TMO®) dans un cadre de formation (EFTH, Ecole Française de Thérapie par Hypnose ).
Et il y a aussi une dimension plus intime : mon propre vécu traumatique, mon propre chemin de thérapie. Ça ne fait pas de moi “une sauveuse” (spoiler : non). Mais ça m’a donné une assise : je sais ce que ça demande de traverser, et je sais qu’on ne demande pas à un système nerveux de s’ouvrir… si on n’incarne pas soi-même la sécurité.
Pourquoi être accompagnée à Marseille (11e) plutôt que “au hasard”
Parce que quand vous cherchez « L’EMDR est-ce dangereux », vous ne cherchez pas juste une technique. Vous cherchez :
– une personne formée,
– un cadre stable,
– une capacité à gérer l’intensité,
– un vrai “stop” quand c’est trop.
Que vous soyez à Marseille 11e, La Valentine, Aubagne, Allauch, Marseille 12e/10e… ou à distance : l’important, c’est la qualité du cadre thérapeutique.
Conclusion
Alors, l’ EMDR est-ce dangereux ? Dans la grande majorité des cas, non : l’EMDR est une thérapie reconnue et recommandée dans plusieurs guides cliniques pour le TSPT. Mais elle peut être intense, et elle demande des conditions de sécurité très concrètes : stabilisation, régulation, écoute du corps, rythme, et un thérapeute suffisamment formé et présent. Les chercheurs rappellent aussi que le suivi des effets indésirables a longtemps été insuffisant dans les études, ce qui renforce l’intérêt d’un accompagnement sérieux.
Si vous souhaitez continuer :
Pour comprendre ma démarche et pourquoi j’ai créé ce blog : rejoindre le blog
Pour découvrir l’EMDR à Marseille plus en détail : lire « une thérapie efficace pour libérer les traumatismes »
Si vous voulez aussi explorer l’approche transgénérationnelle : « constellation familiale à Marseille : comprendre et libérer les mémoires familiales »
Et si vous sentez que c’est le bon moment d’être accompagné :
Prendre rendez-vous
FAQ
1) Est-ce que l’EMDR peut empirer mon état ?
Elle peut remuer (fatigue, émotions, souvenirs), surtout au début. “Remuer” ne veut pas dire “empirer”, mais ça doit être contenu et dosé. Si vous vous sentez débordé, on ralentit, on stabilise, on ajuste. Je réalise des séances longues pour permettre de sentir un véritable soulagement dès la première séance. Vous ressortez apaisé car je prends le temps de traverser et de réguler l’émotion. Une fois le système nerveux régulé, vous accédez à un allégement conséquent.
2) Est-ce dangereux si j’ai beaucoup de dissociation / un trauma complexe ?
Ça peut demander plus de prudence et plus de stabilisation. Dans ces cas-là, l’enjeu n’est pas de “traiter vite”, mais de construire de la sécurité interne avant d’approcher certains souvenirs. Mais il n’y a pas de danger si la séance est bien dosée.
3) L’EMDR, ça marche même si je ne me souviens pas de tout ?
Oui. On peut travailler à partir de sensations, d’émotions, de déclencheurs actuels, de scènes floues… Le corps et le système nerveux “racontent” souvent ce que le mental a rangé au fond de l’inconscient.
4) Comment savoir si mon thérapeute EMDR est sérieux ?
Regardez : sa formation, sa façon d’expliquer, sa capacité à ralentir, à poser un cadre, à parler de stabilisation, de régulation, de sécurité. Et surtout : est-ce que vous vous sentez respecté, écouté, compris, en confiance ?




